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vendredi 4 mars 2016

De l’autre côté de l’eau

Dans une ville merveilleuse, aux habitations faites d’arbres gigantesques et protégée par cinq grands Sages, Enor mène une vie insouciante avec ses parents. L’arrivée de Shadrack, un garçon énigmatique qui semble détenir de nombreux secrets, va bouleverser toutes ses certitudes. « Pour quitter ce monde, tu dois traverser l’eau ? » Mais, qu’y a-t-il de si mystérieux de l’autre côté de l’eau ?
De l’autre côté de l’eau
Sarah Clain 2016

Merci aux Éditions Plume Blanche.

Je surveillais ce titre depuis un moment, et il n’était absolument pas prévu que je le reçoive. J’ai bondi de joie en le voyant arriver. Alors, même si j’avais lu le résumé, je l’oublie généralement instantanément (l’anti-divulgâchage est toujours en marche) au profit d’un binaire « veux lire » / « veux pas lire ». Ici, je le voulais ! Mais du coup, la couverture et le titre me laissait penser à une histoire tout à fait différente. Pour le dire clairement, je m’imaginais plus d’eau et de créatures aquatiques, en fait. Il n’en était rien, et ce n’était pas pour me déplaire, car la proposition de Sarah Clain était vraiment originale.

Le début commençait somme toute normalement, jusqu’à ce que quelques détails apparaissent. Mais, oui, tu comprends, les gens vivent dans les arbres qu’ils creusent. Euh ? Hein ? Quoi ? Vous l’aurez compris, ce titre est de la fantasy pure. Mais il m’a fait penser à un roman que j’ai lu il y a peu, qui présentait le même genre de fantasy un peu légère et délirante à la fois. Le genre de roman que vous pouvez mettre dans les mains des plus jeunes pour les initier tout doucement à ce style qui peut paraître rebutant pour certains… tout le monde n’aime pas les descriptions à rallonge !

Du coup, ici, tous les lecteurs seront mis à l’aise rapidement, car si l’on est dans la fantasy, les codes ne sont pas très prononcés et on ne peut pas perdre pied. Mais cela n’enlève en rien la qualité du récit, au contraire. Cette épopée m’a beaucoup plu car, du début à la fin, je ne savais pas trop où l’autrice allait m’emmener. Les briques étaient posées au fur et à mesure, pour que l’on découvre petit à petit de quoi l’histoire retournait au global. C’est d’ailleurs une sacrée intrigue, bien ficelée et complexe, qui est présentée et, une fois que j’ai fini ma lecture, j’ai réalisé la portée des actions de chacun des personnages !

Parlons d’eux, d’ailleurs ! Je les ai trouvés mignons et sympathiques. Même si aucun n’a vraiment retenu mon attention au point de me le faire adorer ou détester, ils remplissaient tous leur rôle, et certains m’ont fait rire et sourire. J’ai eu un petit moment de compassion pour Dihamm et Enor, toutefois, qui se sont retrouvés dans des situations peu simples. Le personnage le plus original est bien évidemment Oniris. Il est simplement parfait.

En bref, je vous conseille clairement la lecture de ce roman. Il est original, frais, léger et porté par une plume au style vraiment très fluide et qui nous transporte dans une aventure pleine de rebondissements. Je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert ce livre. Toutefois, je mettrais un petit bémol sur la taille du roman : j’ai ressenti une sorte de vide en terminant ma lecture. Je n’aurais pas été contre quelques centaines de pages de plus, pour étoffer encore plus cet univers… et étancher ma soif !

mardi 8 septembre 2015

Derniers jours

An 250 après la IVe guerre mondiale.
Seules quelques grandes villes parviennent à subsister et leurs populations à survivre grâces aux coupoles qui les protègent du monde extérieur.
Chaque année, le Nouvel Ordre Mondial détermine l’avenir des jeunes de seize ans. Et chaque année, certains d’entre eux disparaissent. On les appelle les Oubliés.
Derniers jours
Léna Jomahé 2015

Merci à Léna Jomahé et aux Éditions Plume blanche pour ce titre.

Depuis le temps que je voyais passer ce titre sur la toile, il me fallait absolument le découvrir. C’est bien simple, toutes les chroniques que j’ai lues étaient, sans exception, fortement positives. Alors, passer à côté de ce titre n’était même pas envisageable. Donc, quand j’ai été sélectionnée, j’ai (presque) littéralement sauté de joie. J’allais enfin vérifier si j’étais effectivement d’accord avec le plus grand nombre, ou pas !

Le monde présenté dans ce titre me faisait penser à celui de Never sky. Les gens vivent isolés dans des coupoles car l’air ambiant est devenu toxique et que la planète n’est plus aussi accueillante qu’elle l’est actuellement. Mais la comparaison avec ce titre s’arrête là, car l’univers de Léna Jomahé est bien plus fourni, complexe et machiavélique. Toutes les explications concernant cet univers dystopique m’ont surprise de par leur quantité et leur précision. Je me suis figuré ce monde et je m’imaginais absolument tous les lieux, comme si j’y étais. Aucun détail n’a été laissé au hasard, ce qui a permis de mettre en place un contexte crédible et terrifiant.

Du côté de l’intrigue, rien à dire non plus : les événements s’enchaînent, il n’y a pas de temps mort. Quand on pense qu’on va enfin se poser, un nouvel élément est positionné, et on repart de plus belle dans les aventures d’Éléa et de Clara. D’ailleurs, j’ai beaucoup, mais alors beaucoup, apprécié de voir cette histoire parallèle entre les deux jeunes filles. Même si au début je me demandais un peu qui était Clara car elle n’apparaissait que très peu. Mais l’autrice l’évoquait de plus en plus, et son histoire m’interpellait tout particulièrement, alors je m'y suis attachée.

En somme, jusque-là, rien que du très positif… Il y a juste un petit « mais ». Je vais passer pour une rabat-joie, peut-être, ou pour une fille un peu trop sévère, mais je n’ai pas été du tout convaincue par les « Inséparables » et les personnages dans leur globalité (oui, oui !). J’ai trouvé leur comportement (ainsi que celui de ceux qui les entourent, à l’exception de Clara qui est la seule à m’avoir touchée) très immature et peu adapté à la gravité de l’univers dans lequel ils évoluent : le décalage est bien trop flagrant, et mon scepticisme m’a rattrapée à une vitesse inouïe. J’ai dû difficilement avaler des « ma belle », « ma moitié », qui donnaient un côté vraiment gnan gnan aux dialogues de cette bande de gosses, ce qui finalement décrédibilise tout ce qu’il y a de bon et de soigné dans cette histoire…

En bref, ce livre est vraiment très bon. Je suis en effet réellement conquise par cet univers, par ce style de l’autrice qui est très fluide et agréable à lire, par ces intrigues qui m’ont surprise et captivée du début à la fin. Mais je n’ai pas supporté ces jeunes sans saveur, qui ne m’ont fait ressentir absolument aucune émotion, et qui étaient à la limite de me donner envie de les baffer de par leur niaiserie. C’est dommage car, sans eux, je n’étais vraiment pas loin du coup de cœur !

Jour un »